Résidence de logements et Pôle Petite Enfance à Agen

Réalisation d'une résidence de 32 logements, une crèche de 45 berceaux et une halte garderie

 Le projet naît de la nécessité pour la commune du Passage d'Agen de regrouper ses activités relevant de la petite enfance soit la halte-garderie municipale, la crèche et le Relais Assistantes Maternelles (RAM) en un seul site : le Pôle Petite Enfance (PPE) fondé sur la notion de multi accueil. Dans le cadre de l'opération Cœur de ville, le PPE est un des équipements publics destiné à structurer ce nouveau quartier. Ce programme est associé à 32 logements locatifs sociaux qui s'installent au-dessus du PPE en trois volumes distincts. Le bâtiment s'implante le long de l'avenue de Verdun, un axe très passant dont les nuisances inhérentes au trafic routier soutenu ont été prises en compte dès les prémices du projet. Situé à l'intersection avec l'avenue de Consuegra, le projet complète le quatrième angle du carrefour et prolonge les principes d'aménagement de ce nouvel axe urbain qui irrigue le Cœur de ville. Le profil de voirie incorpore une aire de dépose minute en face de laquelle un porte à faux protège les accès à la crèche et au Relais Assistantes Maternelles. Celui-ci permet également d'affirmer l'angle en surplombant une paroi courbe au rez-de-chaussée et de marquer l'entrée de ville.

L'implantation du projet sur les avenues et sa volumétrie permettent de créer un cœur d'îlot préservé du bruit de la circulation, orienté au sud, sur lequel s'ouvre les espaces de vie du PPE et les loggias des logements. Cet espace accueille l'aire de jeu des enfants, en sol souple, et un espace arboré généreux, jouant un rôle majeur dans la prise en compte des aléas d'inondation de la Garonne. Les logements sont répartis sur deux niveaux avenue de Consuegra et auxquels s'ajoute un troisième niveau avenue de Verdun.

Pour plus de flexibilité d'usage, les espaces de vie, largement ouverts sur l'aire de jeu, sont séparés entre eux par des cloisons amovibles. Puis, une bande servante regroupe les sanitaires, la circulation et dessert les dortoirs. Côté cour, les ouvertures des espaces de vie sont protégées des rayons solaires par l'installation d'une pergola à structure métallique et lames de bois. Celle-ci est composée de plusieurs éléments, permettant d'animer la façade par un jeu de formes et de hauteurs.

Les trois volumes des logements, séparés par des toitures végétalisées, sont organisés selon le même principe : quatre appartements traversants par palier sont desservis par une coursive côté rue et bénéficient de loggias filantes sur le cœur d'îlot. Des blocs de rangements extérieurs servent de séparation entre loggias. Les coursives sont mises à distance des fenêtres des logements par une jardinière au premier étage, remplacée par des vides aux étages supérieurs.

Les deux fonctions présentes au sein du projet sont révélées par les façades : finition en béton lasuré et menuiseries en aluminium au rez-de-chaussée, en contraste avec les étages de logements revêtus de bardage bois vertical. Dans les coursives, le bardage se transforme en paroi ajourée de manière à préserver l'intimité tout en laissant passer la lumière naturelle et les vues. Le projet conserve ainsi une volumétrie lisible et cohérente, adaptée à son rôle urbain dans ce quartier en mutation.

 

  • Maître d'ouvrage: Ciliopée Habitat
  • Maître d'œuvre:  Taillandier Architectes Associés
  • Surface:  3 337 m²
  • Budget:  5,8 M€
  • Date: 2014
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